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possible de garantir la vie sauve à ceux qui l'en-treprenaient, en raison des cas imprévus; l’un desplus dangereux, ce sont, disaient-ils, les écré-masses recouvertes de neige; M. de Chaussure yaurait été infailliblement englouti, sans le sang-froid intrépide d’un de ses guides. On sait quetrois de ceux qui accompagnèrent le docteur Ha-mel, en 1820, périrent entraînés par une ava-lanche. Cet essai malheureux ne découragea pour-tant pas deux Anglais , MM. Clissold et Jackson,qui tentèrent l’ascension, le premier en 1822, etle second l’été d’après. Ils atteignirent le sommetsans accident. On raconte que, revenus à Genève ,ces messieurs y furent, comme de raison, l’objetde la curiosité générale. Les savans s’empressèrentautour d’eux, pour savoir quelles observations ilsavaient recueillies.—« Aucune. »—Et les ques-tionneurs de demeurer ébahis. « Eh quoi ! pas lamoindre remarque météorologique ? Mais vousaviez, tout au moins un baromètre?—Non ; à quoibon? — Pourquoi donc alors avez-vous tenté cetteascension au péril de votre vie? — Simplementpour chercher des émotions et pouvoir dire quenous avons été là haut. » Voilà qui est bien anglais !pensèrent les Genevois , en s’éloignant ; cespcdans de Genève sont drôles avec leur ba-