— 3oi —
tous les jours '. De 1787 à 1827, dix-huit voya-geurs, y compris M. de Saussure, ont atteint lacime du Mont-Blanc; neuf d’entr’eux étaient An-glais , et dans le nombre 011 ne compte pas un seulFrançais . Une des dernières relations que j’aielues, et je dois ajouter l’une des plus intéressantes,est celle de deux Anglais , le capitaine MarkhamSherwill, et le docteur Clarke, qui, partis de Cha-monny, le 20 d’août 1826, à sept heures du malin,atteignirent la cime du Mont-Blanc le lendemain ,à trois heures après midi, et furent de retour auvillage le jour suivant, àdeux heures. Ap rès tout,dit le capitaine Sherwill, en finissant, je ne con-seillerai à personne de tenter une ascension quine peut amener aucun résultat assez importantpour contrebalancer les dangers que court levoyageur, et qu’il fait courir aux guides qui l’ac-compagnent. On est obligé d’en prendre six pourchaque personne , et on les paie à raison de douzefrancs par jour, ce qui, avec les vivres et autresobjets de première nécessité qu’il faut emporter,rend encore celte expédition assez coûteuse. Pac-card et un autre guide m’ont assuré qu’il était im-
1. Traduction littérale d’une bonne expression anglaise :an ti cry-ila ) mon.