Band 
Second volume.
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312
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Quand le soleil donne dessus, ils sont brillans-conime l’albâtre le plus pur. On distingue parfai-tement ici trois moraines, c’est-à-dire trois de cesrenflemens du sol, soulevé ou accumulé par leglacier. La plus nouvelle de toutes est entièrementnue, et ne se compose que de gravier et de ro-chers confusément entassés; la seconde, plus an-ciennement abandonnée, est déjà tapissée de ga-zon etrecouvertedequelques touffesde broussailles;la troisième enfin, qui date d’une époque beau-coup plus reculée, est occupée par un bois de sa-pins déjà grands, et dont plusieurs paraissentvieux. C’est à gauche du glacier que cette distinc-tion est surtout sensible 1 ; elle m’a prouvé que leglacier s’était successivement retiré à trois époquesdifférentes.

Qui s’attendrait à trouver les Romains sur leeheinin du Mont-Blanc ? ils y sont pourtant venus,à en croire d’ingénieux étymologistes, qui fontdériver le nom de Chainouny de campus munit us(champ fortifié), j’aime mieux, quant à moi, l’ex-plication du curé, qui le fait venir, tout uniment,de chanip-mouni(\e champ du meunier). Un autre

i. Je veux dire sur le rebord opposé au village de Cha-*mouay.