Band 
Second volume.
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bien éloigné de cet esprit de tolérance qu’il a af-fecté depuis partout où il n’a pas été le plus fort.Le rigorisme des autorités bernoises menaça dela corde, du fer et du feu, ces pauvres pâtres qui,jusqu’alors, s’étaient livrés sans contrainte à leursinnocens divertissemens. La danse et, avec elle,la gaîté, fut bannie de ces vallées; la représenta-tion des Mystères tirés des Ecritures, y fut inter-dite sous des peines sévères; des gens se virentcondamnés à l’amende, pour avoir fait venir, duValais , une bande de musiciens, dans le but defêter des amis; il fut défendu de rester au cabaretaprès le soleil coucbé, etd’y dépenser plus de cinqsous, le tout parce que « des signes avaient paru« dans le ciel, pronostiquant la fin du monde » ,et qu’une montagne s’était écroulée dans un can-ton voisin. On supprima les fêtes de villages, etdes délits de diverse nature furent punis par despeines hors de proportion avec leur gravité ,qu’exagérait un fanatisme rigide et sanguinaire. Unhomme, par exemple, fut mis à mort pour avoir ,moyennant six écus, autorisé sa femme à exercerl’hospitalité, envers un étranger, à la manière desdames laponnes. Ces malheureux montagnardsétaient tellement exaspérés contre la doctrine nou-velle qui sanctionnait ces rigueurs, qu’un berger