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Second volume.
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battues, affrontent la cupidité écorchante des au-bergistes, bravant les mauvais diners, les lits durs,et s’exposant, en l’honneur de la nature, à gagnerdes courbatures glorieuses.

Lorsqu’on se rend, en bateau, deïhoune à Un—lerseen, on jouit d’une vue admirable par sa gran-deur, non moins que par la diversité des objets.Les montagnes qui encadrent le bassin du lac, ducôté de Leisigen et de Neuhaus, se distinguentpar l’escarpement de leurs lianes et l’aspérité deleurs contours. Elles sont sillonnées, de haut enbas, de nombreuses nervures, qui, revêtues deforêts, dans leur partie inférieure, et adoucies,plus haut, par une couche de gazon d’un jolivert, y multiplient, à l’infini,les accidens d’ombreet de lumière. On ne peut pas dire, de leurs som-mets , que ce soient des pelouses, mais ce ne sontpas non plus des rocs sourcilleux. Deux gradins deces montagnes osseuses s’élèvent en étages, etforment comme le corps avancé des Hautes-Alpes ,qu’on voit dominer majestueusement dans le fonddu tableau. La Blumelis-Alp, la Jungfrau , lesdeux Eiger , le Schreckhorn , étonnent l’œil par lahardiesse de leurs lignes anguleuses, tranchantnettement sur le ciel, et l’éblouissent par l’écla-tante pureté de leurs neiges, qui brillent jusque