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mais on en est dédommagé par un site riant etfrais, par des eaux limpides et le majestueux Nie-sen, du sommet verdoyant duquel Jésus-Christ,disent les gens du pays, est monté au ciel. L’ima-gination la plus poétique ne saurait certes luidonner un plus beau marchepied. Sur ce tertre,le point le plus heureusement placé des environsd’Interlaken , M. Seiler, qui est le marquis de Ca-rabas de la contrée, vient de faire bâtir une mai-son pour la louer aux étrangers. Non loin d’ici,au-dessous des ruines de l’antique manoir d'Uns-punnen, est un petit pré, à mi-côte, d’où l’on do-mine tout ce bassin, le lac de Brientz et l’ouver-ture de la vallée d’Oberhasli. M' nc la duchesse deR*”, séduite par la position pittoresque de ce coinde terre, a voulu l’acheter. On lui a fait payer safantaisie champêtre quinze mille francs, autantqu’il m’en souvient, et elle s’est bornée, jusqu’àprésent, à faire construire, sur ce terrain, unbanc, en signe de prise de possession. C’est ache-ter un peu cher le plaisir de s’asseoir chez soi, entrès belle vue.
Interlaken est le point central où se réunissentles voyageurs qui veulent parcourir , ou ont par-couru l’Oberland . C’est pour eux comme uneétape forcée , un lieu de halte. Beaucoup d’étran-