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gers se fixent, en outre , ici pour un mois et plus,séduits par ce site enchanteur, ainsi que par lafacilité que leur offrent, pour un établissementtemporaire, de nombreuses pensions où l’on estbien, et à bon marché. Il en coûte journellement5 francs par personne ; pour ce prix modique, ona deux repas, le thé le soir et une chambre com-mode. Déplus, il est rare que parmi la sociéténombreuse et choisie qui se réunit en ce lieu, detous les points de l’Europe , il ne se rencontre pasquelques-unes de vos connaissances. Il est vraique, si vous ne faites que passer, vous ne pouvezvous en assurer qu’en courant les pensions et lesauberges pour consulter les registres, car il n’y apas de lieu de réunion. Avant la révolution dei83o, le salon de M. le bailli de Steiger servait derendez-vous aux voyageurs sociables. Lui et ma-dame de Steiger faisaient les honneurs d’Interla-ken avec la plus obligeante politesse, et le savoir-vivre le plus exquis. Il est à croire qu’ils ne serontpas remplacés de long-temps.
Il y a quelques années que j’ai vu ici l’un deshabitués les plus assidus de ce beau séjour ; je veuxparler de Baggesen, poète allemand distingué,homme doué de beaucoup d’esprit et d’une origi-nalité véritable; c’est lui qui, jeune encore, se