rait se décrire. La cascade du Staubbach ne peutêtre comparée à aucune autre; elle appartient augenre aérien, vaporeux (soit dit sans jeu de mot),et est éminemment originale et élégante. Le carac-tère imposant du paysage dont elle fait partie, luinuit, selon les uns, mais, en y réfléchissant, jeme sens porté à croire , au contraire , qu’il contri-bue à la faire valoir. En elfel, si la chute du Nia-gara se trouvait dans un pareil site, ce serait d’unegrandeur et d’une majesté écrasantes, et l’on per-drait le charme résultant des contrastes. Je n’aipoint encore vu de vallée du genre de celle-ci ;elle est resserrée entre un double mur de rocherscomplètement à pic, dont la hauteur moyenneest de mille à douze cents pieds, et vient aboutirà un immense rempart de glaces amoncelées, quidescendent des flancs du Mœnch et du Glet-scherhorn. Bien au-dessus de ces terrasses gigan-tesques, s’élève la cime de la Jungfrau , incompa-rablement plus pittoresque, plus hardie que nel’est celle du Mont-Blanc , et surtout plus heureu-sement encadrée, soit qu’on la contemple de Lau-terbrounne, ou qu’on la voie d’Intcrlaken. Ici lesaccessoires sont admirables, grandioses et dignesen tout de l’objet principal du tableau, dont l’en-semble est sublime.
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