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Second volume.
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imposant. Le Staubbach semble se dérouler lente-ment, ainsi qu’une écharpe de gaze, le long d’uneparoi verticale de huit cents pieds d’élévation, etles amateurs du style romantique pourraient lecomparer à l’ombre vaporeuse d’une naïade quicraint de tomber, ou bien à la ceinture flottantedes vierges de Morven. Après avoir examiné cettechute d’un peu loin, je suis monté sur un petittertre conique, formé en entier des graviers qu’ellea accumulés au pied du rocher. Au-dessus de matète, et à une grande hauteur, je vois se balancerun léger nuage qui semble se perdre dans les airs,mais retombe en pluie fine pour inonder l’obser-vateur. C’est un filet d’eau presque imperceptibledétourné du jet principal. Celui-ci, parvenu à lamoitié de sa chute, forme comme une colonne depoussière, dontles tourbillons diaphanes se jouentsur le flanc du rocher qui, toujours ruisselant,étincelle, ainsi que de l’argent poli, aux rayonsdu soleil. Sur cette masse d’humides vapeurs, sanscesse refoulées , changeant sans cesse d’aspect, sedéploie un iris mobile, dont la forme et lesnuances varient, d’un instant à l’autre, au gréd’une brise capricieuse. Ces couleurs brillantes,fugitives, le mouvement de ces eaux, ou plutôtde ce fleuve de nuages , sont d'un effet qui ne sau-