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Second volume.
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lage des fonds communaux, tous les individusmariés ou non mariés, qui auraient atteint l’âgede vingt-cinq ans, on ne verrait plus autant depauvres se mariant pour avoir de quoi vivre, etsurchargeant la commune de nombreux enfans,auxquels ils n’ont rien à laisser pour subsister, queleur dangereux exemple. On compte, dans lecanton de Berne , environ vingt mille indigens re-cevant les secours de la charité publique; c’est leseptième de la population totale! Il y a déjà vingt-cinq ans qu’en Angleterre un huitième des habi-tans était dans ce même cas, et, depuis lors, lamisère publique a dû s’accroître encore.

Il est hors de doute que le morcellement indéfinidelà propriété est, avec l’accroissement de la po-pulation, la cause principale des progrès que faitici la mendicité. Le bien d’un père de famille separtage également entre tous ses enfans, dont cha-cun met, à garder sa portion, ou sa parcelle, unetelle opiniâtreté, que les achats et transactions àl’amiable, entre cohéritiers, sont fort rares. Onm’en a cité des exemples bizarres. Un chariot,appartenant à quatre frères qui refusaient de s’ar-ranger, a dû être scié en quatre morceaux, pourque chacun d’eux emportât chez lui sa roue avecson quart du train. La récolte de tel arbre fruitier