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glaises, furent portées pour subvenir aux besoinsde la classe indigente. La mendicité fut prohibée,et une chasse générale aux mendians eut lieu, à lafois, dans toute l’étendue de la Suisse . Il fut or-donné, aux villes et aux communes, d’entretenirleurs pauvres, au moyen de dons volontaires d’a-bord, et, si ces offrandes se trouvaient insuffisantes,les bourgeois riches et aisés étaient tenus d’y sup-pléer, au prorata de leur fortune,ce qui équivalait,comme on voit, à la taxe des pauvres, à ce cancerqui ronge la société en Angleterre. C’est une véritédevenue banale, que plus les dispositions prisespour secourir les indigensauront d’efficacité, pluselles contribueront activement, par cela même, àaccroître le nombre de ceux qui vivent de lasubstance d’autrui. II faudrait attaquer le maldans sa source, et un économiste de ce pays, ?,veclequel j’ai eu l’occasion de causer là-dessus, m’adit qu’il ne voyait qu’un moyen d’atteindre cebut en Suisse . Il propose, à cet effet, d’abolir l’an-cien usage, en vertu duquel tout nouveau ménagea droit à une certaine portion des terrains commu-naux, qui lui est allouée pour un temps. C’est,dit-il, une prime d’encouragement donnée auxmariages précoces entre indigens. Si on la suppri-mait, et qu’on appellàt, indistinctement, au par-