Band 
Second volume.
Seite
359
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On trouva en Suisse peu de sentiers aussi raideset aussi pénibles que celui qui mène de Lauter-brounne sur la Wengeralp; il est pourtant prati-cable pour les chevaux, et tous les jours de joliesvoyageuses, assises sur une selle anglaise, gra-vissent les zig-zags qui semblent se succéder sansfin sur cette pente rapide. Parvenu à une certainehauteur, j'e m’assis à l’ombre de quelques arbresmagnifiques, pour jeter un coup d’œil sur la val-lée que je venais de quitter. De l’élévation où j’é-tais, elle faisait l’effet d’une tranchée profonde etétroite, ouverte au travers de ces prodigieusesmasses de rochers. Les deux parois, de hauteurégale et de formation pareille, jadis contiguës,ont-elles été violemment écartées? ou bien la por-tion des couches calcaires qui les séparait a-t-elleété entraînée , où s’est-elle enfoncée par l’effet dequelque grand bouleversement? C’est ce qu’ilm’est impossible de‘dire. Quoiqu’il en soit, l’edètde cet abiine verdoyant, dont un beau soleild’août éclaire le fond et celle des parois qui mefait face, est d’un effet frappant et singulier. LeStaubbach qui se balance, chassé par un coup devent, me remet en mémoire une image poétiquede Ilyron, consignée dans les notes fugitives qu’ila prises lors de son voyage en Suisse . Il y compare