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dans la vallée, avec une lenteur qui n’est qu’ap-parente, et donne l’idée de l’élévation de sa chute,ainsi que de la distance à laquelle est placé l’ob-servateur. Des détonations, comparables aux dé-charges d’une nombreuse artillerie , se succèdent,et leurs roulemens , prolongés par les échos, ontremplacé le silence solennel qui règne dans cesvastes solitudes. Assise sur son trône inébranlable,la Jungfrau élève dans l’azur son front virginal, etajoute, par le calme imposant dont elle offre lafrappante image , à l’effet de la scène pleine demouvement, de fracas , d’intérêt qui se passe à sespieds. Mais ce fracas, ce mouvement , ils ont cessétout à coup, et cette grande, cette sévère naturedes Alpes est rentrée dans son silence et dans sonrepos.
L’ascension de la Jungfrau , plusieurs fois tentéeen vain, a été heureusement effectuée, en 1812 ,par deux frères, MM. Mayer d’Arau. La réussitede cette expédition leur a été vivement contestée,dans le temps, et leur relation a trouvé plus d’unincrédule. En i83o ou 3i, ils ont renouvelé l’en-treprise, et ont pris leurs mesures, cette fois, pourarriver sur la cime de la Jungfrau , au su et vu detous les habilans d’Interlaken . Un de nos compa-triotes, M. le marquis de L”% les a suivis , à l’aide