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d'une luneltc, pendant la dernière partie de leurascension. Ces messieurs, accompagnés de plu-sieurs guides, avaient dû faire un immense dé-tour, et passer par les glaciers de l’Aar . Ceux quise sentiront l’intrépidité et la force nécessaires pourtenter l’aventure, trouveront, dans la salle à man-ger de l’auberge d’Interlaken , la carte routière ,
’ "ée par ces hardis explorateurs, que les obs-tacles et les dangers de toutes sortes n’ont pu dé-courager.
Parvenu sur le point culminant de la petiteSclieideck , je n’ai pu qu’entrevoir l’aspect géné-ral de la vallée du Grindelwald , dont les glacierset les aiguilles colossales ont successivement dis-paru sous un brouillard épais. Mais j’avais dequoi prendre mon parti sur ce contre-temps; lamagnifique avalanche dont je venais d’être té-moin , m’avait si profondément , si vivementfrappé, que j’éprouvais le besoin de me recueillirpour savourer à mon aise les souvenirs qu’ellem’avait laissés. Les gourmands assurent que , lors-qu’on dîne trop vite , on n’a pas le temps de sentirce que l’on mange; il en est, je crois, de même,pour les jouissances d’une tout autre nature; ilne faut pas les accumuler trop précipitamment sil’on veut les goûter en vrai gourmet.