Band 
Second volume.
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.transition , au milieu de l’affreux séjour de l’hiver.C’est là qu’il règne sans partage, sur une naturemuette et glacée, et qu’il vous présente la mort,dans son imposante immobilité, auprès de ce quele printemps et la vie ont de plus enchanteur. Lesdeux Wetterhorn , le Melteinberg, le Schreek-horn, l’Eiger s’élancent audacieusement du seinde la verdure ; entre ces monts gigantesquesrégnent des gorges étroites et profondes, où lesneiges, entassées par les avalanches, ont forméces vastes glaciers qui descendent jdsque dans lavallée qu’ils menacent d’envahir.

Le glacier supérieur l’emporte de beaucoup surl’autre , qui est sale et ne présente point de grandseffets. Il n’offre pas , il est vrai, de ces pyramides,d’une blancheur si éclatante et d’une coupe sihardie, qui distinguent les Bossons, mais il estremarquable par les ondulations de sa surface,sillonnée de crevasses magnifiques , et coupée dévallées , dans les détours desquelles je me suis en-gagé, précédé par le sapeur du glacier, vieuxpâtre qui, la hache à la main , me frayait un che-min sur ce terrain glissant. A chaque coup qu’ildonnait, des milliers de diamans roulaient à mespieds. Parvenus à une ouverture qui pénétraitprofondément dans l’épaisseur de la glace, mon