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alors d’avoir le nez en l’air 1 , c’est-à-dire de seretirer. Que si, en revanche, l’hiver et l’été ontété froids et pluvieux, le contraire arrivera néces-sairement , et ils auront le nez en terre. Dans lecas enfin où chaque saison sera ce qu’elle doitêtre, l’équilibre entre l’accumulation des neiges,dans les hautes régions des Alpes , et leur fonte ,dans les régions basses, étant maintenus, les gla-ciers resteront stationnaires. L’assertion des guidesme parait donc inadmissible. On ne saurait tropse méfier de l’absolu en toutes choses; rien n’estsi près de l’absurde.
On voit encore, sur le registre de l’hôtel, la si-^ gnature de l’infortunéM. Mouron, pasteur d’YVer-dun , qui, en 1821 , a péri d’une manière si af-freuse, dans le glacier supérieur du Grindelwald .Voici, sur ce triste événement, quelques détailsque je crois de nature à intéresser le lecteur.
Les glaciers de celte partie des Alpes , sont dan-gereux et peu fréquentés. M. Mouron, accompa-gné d’un bon guide, entreprit d’y faire une excur-sion , et de pénétrer aussi avant qu’il lui seraitpossible. Arrivé sur le bord d’un puits, d’un de
. Expression des gens du pays.