points, et à une époque donnée, ce fait de l’avan-cement des glaciers ait été suffisamment constaté,je pense qu’on s’est trop hâté de le généraliser, etqu’on n’a pas eu égard à telles circonstances, quiréduisaient de beaucoup l’importance qu’on lui adonnée. Je pencherais à croire que l’assertioncontraire est plus près de la vérité. En effet, j’airemarqué, ici comme aux Bossons, une morainequi doit remontera une époque très reculée, puis-qu’elle est entièrement recouverte de végétation etombragée de gros arbres. Quoi qu’il en soit, il meparaît impossible d’assigner des règles fixes à cephénomène de l’accroissement et de la diminu-tion des glaciers, et les voyageurs qui ont répété,d’après le témoignage de quelques guides, qu’ilsavançaient périodiquement pendant sept années ,puis reculaient pendant le même espace de temps,pour avancer de nouveau , ont contribué à accré-diter une erreur populaire. Les glaciers subissentl’influence des variations de température qui ontlieu pendant les différentes saisons ; si, parexemple, un hiver dans lequel il sera tombé fortpeu de neige, est suivi d’un été très sec et trèschaud, qui fondra rapidement celle de l’avant-dernier hiver, les glaciers ne peuvent manquer
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