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plus riche ; toutes les propriétés étant hypothé-quées aux Bernois, pourune dette de 700,ooofrancs,contractée depuis des siècles, et dont les habitans,appauvris par les intérêts élevés qu’ils ont eu àpayer depuis long-temps, ne seront, sans doute,jamais en état de s’acquitter. Une de leurs princi-pales sources de produit a pei’du, en outre, beau-coup de son importance, et une personne, bieninformée de tout ce qui a rapport à l’Oberland ,m’a assuré que lç Grindelwald ne nourrissait pasaujourd’hui la moitié du bétail qu’il entretenait ily a cinquante ans. Le climat, assez doux, eu égardà la situation de cette vallée, y seconde la bontédu sol. On cueille des fraises jusques sur le borddes glaciers, et j’ai remarqué de superbes récoltesd’orge, non encore mûr, il est vrai, au commen-cement de septembre, mais dont les épis don-naient, en moyenne, de vingt-quatre à trentegrains. -De longues plattes-bandes de pois, épaiset chargés de gousses, offraient encore des fleursà la même époque, et l’on venait d’arracher lechanvre et le lin qui m’ont paru fort beaux. Ungrand nombre de cerisiers, plantés autour des ha-bitations , produisent en abondance de ces petitescerises noires, juteuses et parfumées, dont on dis-tille debonkirschnvasser. Il faut cependant que ces