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Second volume.
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contribue à ôter à la (aille toute forme humaine.Au reste , les jeunes filles de cette vallée ne sontpoint effarouchées de l’aspect des étrangers, qu’ellesattaquent de plaisanteries dont l’ignorance où j’é-tais de leur dialecte ne m'a pas permis de sentirtout le sel. On assure que les habitans de l’Ober-hasli se distinguent, du reste des Bernois, par leuresprit naturel et leur caractère enjoué. M. le pro-fesseur Wyss leur reproche une extrême noncha-lance et un penchant marqué pour leurs aises. Leshiles , dit-il, s’en vont traire leurs vaches avec unparapluie et des gants. Je n’ai pu vérifier le fait,ma*is j’ai bien ri , la première fois que j’ai vu lespâtres se livrer à celte occupation , pour laquelleils se servent d’un petit tabouret circulaire à unpied , semblable à celui des paveurs, mais fixé, aumoyen d’une courroie, à la partie pour laquelleil est fait, de telle sorte qu’ils l’emportent aveceux, en passant d’une vache à l’autre , sans le dé-placer. C’est éminemment ridicule; ce pied uniqueproduit, d’un peu loin, l’effet d’une queue, surlaquelle ces gens semblent s’asseoir en équilibre,ce qui n’a rien de gracieux ni d’Arcadien.

Je suis allé revoir le Jleichenbach, à neufheures du matin. La cascade, son entourage, toutétait brillant de soleil et de fraîcheur. Le soleil est ,