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à un beau paysage, ce qu’est le sourire à une bellefigure j il l’anime et lui donne la vie. Des groupesde voyageurs gravissaient l’éminence, sur laquelleest située la maisonnette, destinée à vous mettreà l’abri des tourbillons de poussière humide, dontle Reichenbach inonde ses admirateurs. Desfemmes élégantes s’y faisaient porter dans des fau-teuils, et cette caravane ajoutait à l’intérêt du site,qui, embelli par le contraste des ombres et de lalumière, se jouant sur les eaux écuineuses, étaitd’un charme inexprimable.
La succession non interrompue des points devue, tour-à-tour rians, sévères ou sublimes queprésente l’Oberland , finit par épuiser l’admira-tion, et fait naître, à sa place, non pas la satiété ,mais un sentiment de contentement calme, donton jouit comme de l’air qu’on respire, sans presques’en apercevoir. Les ébahisseinens continuels mesont suspects chez les voyageurs, et il faut se teniren garde contre ces gens tout bouffis de méta-phores qui, puisant la couleur locale dans leurencrier, décrivent, puis décrivent encore, enfi-lant les périodes et entassant, pour faire de l'effet,
« Ossa sur Pc'liou, Olympe sur Ossa. »
Que n’imilenl-ils donç la nature? Elle a, aussi