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l’un sur l’autre, dans les postures les plus gro-tesques, puis se relevaient sans lâcher prise. L’und’eux, ayant réussi à enlever par les deux anses ,son adversaire qu’il tenait la tète en bas, ne savaitplus trop comment faire pour compléter cette de-mi-victoire; après un instant d’hésitation, il lesoutint, en équilibre, d’une main, et, lui appli-quant, de l’autre, un grand coup sur la nuque, illui fit faire la culbute et l’étendit par terre. Aus-sitôt qu’il y avait un des lutteurs de vaincu , leparti vainqueur faisait retentir l’air de ses accla-mations, et le canton qui avait eu le dessous en-voyait un second champion, plus fort ou plushabile que le premier, pour venger l’honneur dupays. La lutte devint par là d’autant plus intéres-sante à mesure qu’elle se prolongea davantage.Pour remporter le grand prix, il fallait avoirtriomphé successivement de trois adversaires ,en les terrassant chacun trois fois. Ce fut un jeunepâtre du Ilasli, à peine âgé de vingt ans, qui eutcette gloire, et resta maître de l’arène, au granddépit des Unterwaldois, qui lui avaient détaché,l’un après l’autre, leurs plus habiles lutteurs.Lorsque leur homme était défait, on les voyait seréunir eu groupe, pour se concerter sur le choixde celui qui serait appelé à le remplacer, et il était