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curieux d’observer la physionomie de ces monta-gnards, pendant cette délibération, dont le résul-tat importait si fort à l’orgueil national. Tandisqu’on se livrait à ces pourparlers assez, prolongés ,le vainqueur épuisé, haletant, baigné de sueur ,se reposait de sa victoire, étendu sur le gazon, etse préparait à une dernière épreuve, de laquelledépendait sa gloire ou sa honte. Son nouvel ad-versaire s’avançait, frais et dispos, se revêtait ducaleçon, puis la lutte recommençait avec deschances diverses; elle était d’un puissant intérêt.Le troisième Unterwaldois, envoyé contre le Ber-nois jusqu’alors invaincu, était un homme detrente ans, petit, grêle, mais dont les membresnerveux et la démarche agile décelaient une forcemusculaire peu commune, à laquelle se joignaientune grande souplesse, et, disait-on, une habiletéconsommée dans ce genre d’exercice. Son antago-niste y opposait les avantages d’un corps trapu ,difficile à ébranler, et une lenteur calculée, unepuissance d’inertie , d’où sortaient brusquement,et à propos, des efforts prodigieux, auxquels l’a-droite agilité de l’Unterwaldois pouvait à peinerésister. Enfin, après des succès long-temps ba-lancés, qui excitaient, au plus haut degré, l’inlé-rèt de tous les spectateurs, ce dernier succomba ;