rais mieux aimé l’employer à visiter, clans le voisi-nage, ce plateau, sur lequel s’élèvent deux croixen pierre, avec ces inscriptions si peu fastueuses :« Ici Berthold , duc de Zœhring, avoué de far-ci chiduc d’Autriche , a perdu la bataille en îai j.»El plus loin : « Ici les gens de Berne ont perdu la« bataille en i 4 1 9- » Dans cette dernière affaire,ce fut un berger valaisan qui, revêtu d’une peaud’ours, en guise de cuirasse, battit, à la tête deses valeureux compatriotes, les Bernois et leursalliés. Comme Épaminondas , ii tomba glorieuse-ment sur le lieu de son triomphe.
Cette partie du Haut-Valais qui a conservé unegrande simplicité de mœurs est de deux siècles enarrière sur l’autre; on n’y voit point de cabarets.A l’époque où le pays était département français,l’administration voulut établir des auberges, sousprétexte d’utilité publique, mais les babitans d’unecommune considérable s’y opposèrent, et direntaux autorités : et A quoi bon ces maisons ? nos pèreset nous ont enseigné à exercer les devoirs de l’hos-« pitalité , et ce n’est pas à vous à chercher à nousic faire oublier ce vertueux usage. »
En suivant le chemin qui mène, par la P’urca,au Saint-Golhard , on remarque quelquefois surla neige des plaques rougeâtres plus ou moins