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Second volume.
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410
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charme indéfinissable que, du haut de la collinedu Kirchet, on plane, tout à coup , sur l’ensemblede cette riante vallée de Meyringhen , qu’on voitfuir devant soi, entre deux lignes de montagnesdont l’aspect est aussi varié que pittoresque. Deces terrasses de rochers , que revêtent des pe-louses d’un vert tendre , s’élancent de nombreuxruisseaux qui , descendus des sommités supé-rieures, sont tous prédestinés aux honneurs de lacascade. De Meyringhen à Brientz j’en ai comptéjusqu’à dix. Le fond de cette vallée est arrosé parl’Aar qui, retenue dans un lit assez profond , nedésole pas , ainsi que le Rhône et le Rhin , la con-trée qu’elle traverse. Je n’y ai point aperçu , eneffet, de ces eaux stagnantes que les roseaux et lesjoncs recouvrent de leur stérile verdure , ni de cesarides plages dont les graviers blanchissans fati-guent et attristent la vue. Ici tout parait frais etfertile. Il n’est point indifférent de descendre oude remonter celte belle vallée ; en venant deBrientz on la voit bien plus à son avantage, sur-tout si elle est éclairée par le soleil du matin.

11 y a, dans le village de Brientz, un paysandoué d’un talent et d’un goût remarquables pourlesciselures en bois. Le duc de Saxe-Gotha , lui trou-vant des dispositions naturelles, lui fit cadeau,il y a