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plusieurs années , de la collection des vases, orne-niens etarabesques de Raphaël. Cetlclibéralilén’au-raitpu être mieux placée. Inspiré par de pareils mo-dèles, l’ouvrier est devenu artiste ; ses corbeilles àfruits, ses boîtes à ouvrage, ses vases, ses candélabresont eu la vogue , et il expédie de nombreux envoisen Allemagne , en Angleterre et jusqu’en Russie .Tous ces objets sont d’une grande élégance et tra-vaillés avec une délicatesse extrême; le divin Alci-niédon , célébré par Virgile , ne faisait pas mieux.Ce genre d’industrie s’est propagé dans tout l’O-berland, mais le bon faiseur reste toujours Fischerde Brientz. Pour les figures d’hommes et d’ani-maux, il n’y réussit pas, faute d’études spéciales,et, sous ce rapport, il ne peut être mis en paral-lèle avec l’habile sculpteur Abhaid de Sarnen quin’était aussi, lui, qu’un paysan.
Les chanteuses de Brientz ont un peu perdu deleurréputation ; le personnel de la troupe s’estrenouvelédepuis quelques années, et n’a pas gagné au change;mais je les ai entendues, dans le bon temps, lors demon premier voyage dans l’Oberland '. En faisantuuepromenade sur cedélicieuxlac, je les a\ aisprisesdans le bateau ; elles étaient au nombre de cinq, et,
i. J'y suis venu trois lois.
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