Band 
Second volume.
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413
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Ces deux genres , totalement distincts , ont chacunleur mérite à part ; et les filles de Brientz., qui neseraient pas supportables à entendre dans desmorceaux d’opéra, excellent dans l’exécution deleurs airs nationaux qui vous vont à l’âme par unautre chemin. Cette fameuse bouquetière d’A-thènes qui, par l’art ingénieux et le goût exquisavec lequel elle composait et nuançait ses bou-quets, excitait l’admiration de Zeuxis lui-même,eût été incapable de faire un tableau; il en est demême de ces filles, leurs chants ne peignent rien.Mais ils flattent l’oreille, et concordent admirable-ment avec les émotions douces que fait naître l’as-pect de ces beaux lieux; ils sont en place.

Le souper fini, quatre nouveaux venus , parmilesquels se trouvaient deux compatriotes, vou-lurent aussi entendre les virtuoses de Brientz,, et,après leur avoir fait épuiser leur répertoire, ilseurent l’heureuse idée de mettre à profit cette réu-nion de jeunes filles , pour improviser un balchampêtre dans la grande salle de l’auberge. L’or-chestre fut bientôt trouvé; il consistait en un fifreou octavin, jouant en ré , et accompagné d’unviolon qui, pour plus de variété, raclait en ut.En un inslaul, voilà les chanteuses transforméesen danseuses, et nous tous valsant, pirouettant à