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Second volume.
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ment réglé le nombre des danseuses sur celui descavaliers , il y avait eu beaucoup d’exclusions, etnombre de curieuses passaient la tête par l’ouver-ture de la porte, ou collaient leurs visages sur lesvitres, jetant un coup d’œil d’envie sur ces plai-sirs qu’elles n’étaient pas appelées à partager. Cesmessieurs faisaient, avec une gaîté toute française,les honneurs de cette petite fête , dont nos jeunesBernoises jouissaient avec une simplicité à la fois fo-lâtre et décente, qui était complètement exemptede gaucherie. Après avoir humecté leurs lèvresvermeilles, elles passaient leur verre à leur dan-seur, et celui-ci prenait, pour une faveur pré-cieuse , ce qui n’était qu’un usage reçu. Au reste,ce bal n’avait rien qui put faire suspecter la vertude ces bergères. De vigoureux Colins , le bonnetde coton sur l’oreille, occupaient les issues, et fai-saient bonne garde autour de la maison ; ils avaientl’œil sur leurs belles , et, en échange de celle sur-veillance, ils recevaient d’elles, comme gages de leurfoi, les verres de vin chaud et les galettes qu’ellesleur passaient clandestinement par les fenêtres, auxdépens des galans amphitryons. La fêle se pro-longea de la sorte assez, avant dans la nuit; les en-treprises téméraires d’un Don Juan , les jalouxemportemens d’un Mazetto ne vinrent point y