Band 
Second volume.
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416
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porter le trouble, et nous nous séparâmes, à deuxheures, fort contens les uns des autres.

Le Giesbach tombe— — Oh! pour le coup,M. le voyageur ! assez de cascades comme cela, s’ilvous plaît. — De grâce, ami lecteur, ne vous im-patientez pas !

« Il ne m’en reste plus que quatre ou cinq petites. »

Mais je suis généreux; passez-moi encore cette der-nière et je vous tiens quitte des autres; aussi bien jecommence moi-même à en avoir assez. Je reprendsdonc ma période. Le Giesbach tombe d’une éléva-tion considérable, par une déchirure de rochers,que masque presque entièrement le luxe d’une vé-gétation vigoureuse; ses gerbes élégantes se préci-pitent encadrées d’une épaisse forêt de hêtres etde sapins, qui revêtent richement le revers escarpéde la montagne. Elles forment plusieurs chutessuccessives, se perdent derrière le feuillage, puisreparaissent sous un nouvel aspect. Le contrastede ces nappes écumeuses avec la teinte sombre dessapins et la verdure plus tendre des hêtres; la di-versité de formes que présentent ces différensgroupes d’arbres; le mouvement de ces eaux jail-^