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Second volume.
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turc, il osa porter, sur sa vieille mère, une mainimpie. Le ciel l’en punit, et la montagne , qui fai-sait sa richesse et son orgueil, devint ce qu’elle estactuellement. Si toutes ces fictions son peu poéti-ques, la morale du moins en est bonne.

C’est à Thoune que se forme, chaque année, anmois d’août, le camp où se rassemblent, pour s’exer-cer, une partie des sous-officiers et officiers d’ar-tillerie de la confédération. Lorsque leurs ma-nœuvres, qui durent environ six semaines, sontterminées, huit ou dix jeunes officiers parlent encorps, pour faire, sous la direction d’un officiersupérieur et aux frais de la caisse fédérale, des re-connaissances militaires sur divers points de lafrontière suisse , afin d’y lever des plans, d’exa-miner les endroits faibles, et de rechercher, sur leslieux, les moyens propres à en assurer la défense.On voit par là que les Suisses persistent, en dé-pit de l’assertion de M. le général Sébastiani, àregarder leur pays comme susceptible de repous-ser, par la force, les tentatives de la première desgrandes puissances qui jugera à propos d’y trans-porter le théâtre de la guerre , et qu’ils comptent,pour cela, sur d’autres moyens que ceux dontM.Raoul-Rochetteleur a conseillé l’emploi 1 ; n’est-ce

i. L’arbalète, la hallebarde et le morgenstcrn.