culture et à l’éducation du bétail. Presque tousont reçu une instruction élémentaire, par suitede laquelle ils sont en état de remplir certainesfonctions dans l’ordre administratif. Ils jouissentd’une grande influence, et sont, à proprementparler, les seigneurs du pays, vivant dans l’abon-dance de toutes choses, pêchant dans leurs ruis-seaux, chassant sur leurs terres , et pouvant, avecleur superflu, venir au secours des bourgeois in-digens, en leur procurant du travail. Ce n’est pasqu’on ne puisse quelquefois leur reprocher uneforte tendance vers un despotisme de village, dontil leur est facile d’abuser, comme aussi des vuesd’ambition qui les poussent à vouloir jouer unrôle sur un plus grand théâtre, en abandonnantle soin des affaires de leur localité, pour traiter decelles du canton. Au degré le plus inférieur de lapopulation des campagnes se trouvent les Hausler ,ou Tanner, qui vivent, depuis des générations, surun petit héritage grevé de dettes , et habitent unechétive maisonnette, avec un coin de jardin plantéde quelques arbres à fruits. Ils sont grossiers, sansculture, sans prévoyance, se marient de bonneheure, et élèvent, ou, pour parler plus exacte-ment, n’élèvent pas, une fourmillière d’enfans,qui s’en vont mendiant, pillotanl à droite et à
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