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Second volume.
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d’eaux jaillissantes dont nous n’avons nulle idéeen France , de beaux et frais ombrages, devant laporte et sous les fenêtres, des fleurs en profusionet des gazons verdoyans. Ces habitations sont sijolies, et si diversement jolies, que si l’on en pos-sédait une , on éprouverait bientôt le regret de nepas les posséder toutes l'une après l’autre.

L’abord de Berne s’annonce comme celui d’unegrande ville ; une multitude de calèches , de chars-à-banc sillonnent, en tous sens, la route qui estmagnifique. Une fois au-delà du pont de l’Aar ,l’étranger, après avoir gravi une montée rapide,qui traverse un faubourg d’assez pauvre appa-rence , se trouve dans une rue large, propre,bien pavée et presque tirée au cordeau , le longde laquelle s’élèvent de fort belles maisons à plu-sieurs étages, dont les rez-de-chaussée formentune suite non interrompue d’arcades écrasées, re-posant sur des piliers massifs. Ces maisons, qui of-frent plutôt l’aspect de la solidité que celui de l’é-légance, donnent à Berne un certain air de grandeville que je n’ai encore remarqué nulle part dansla Suisse proprement dite. Les arcades, sous les-quelles les piétons affluent, font que les rues pa-raissent un peu désertes, mais les jours de marché,le mouvement est partout, et la ville alors pré-