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sente un coup d’œil aussi intéressant qu’animé.La beauté et le nombre des chevaux de paysans,attelés à de lourds chariots, ou à de petits chars-i-ridelles, l’air de santé et d’aisance de leurs con-ducteurs, la fraîcheur des femmes de campagne,leurs singuliers costumes , tout frappe et intéressel’observateur. Je demanderai seulement qu’il mesoit permis, sur le dernier article , de n’être pasde l’avis de mes devanciers. La coiffure des Ber-noises a été trop vantée, par exemple, et mesemble bien plus étrange que gracieuse ou pitto-resque. Tout autour de leur figure s’élèvent deuxlarges ailes d’une sorte de dentelle en crin noir,et plus ou moins voltigeantes; quelques-unes,tissues d’une matière plus souple , pendent enlongs plis, sur les joues, comme les oreilles d’unchien courant. La face rebondie de ces Suissessesfait, au milieu d’un pareil entourage, un effet in-finiment grotesque ; en général, les costumessuisses, sauf quelques exceptions, ne m’ont passéduit. Ils sont souvent bizarres et semblent avoirété inventés, dans plus d’un cas, en dépit du bonsens, en ce que les diverses parties de l’ajuste-ment n’atteignent pas le but de leur institution.Les femmes portent, le plus souvent, des coif-fures qui ne les coiffent pas du tout, ainsi que