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Second volume.
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l'origine de la république, il semble, en effet,que les gouvernans aient pris pour principe deleur politique intérieure, ce passage de Théo-phraste : « Éloignons-nous de cette multitude qui<: nous environne ; tenons ensemble un conseil« particulier où le peuple ne soit point admis, et« lâchons de lui fermer le chemin à la magistra-« ture. » On ne doit pas s’étonner si les famillesnobles, entre les mains desquelles le pouvoir setrouva originairement concentré , eurent, à soute-nir une lutte sans cesse renaissante contre la classeplus nombreuse des bourgeois , dont la haine ja-louse et active parvint, à diverses reprises, à dé-truire une suprématie qui leur était odieuse. Cetteclasse en possession, à son tour, de l’autoritésuprême, l’exerça avec cette même arrogance ty-rannique dont naguère elle faisait un crime à lafaction opposée. Le schultheiss , Jean de Buben-berg, fut banni de la ville avec ses partisans pourcent ans et un jour , parce qu’il était accusé « d’avoir« gouverné en prince, et non en bourgeois, n’ex-« pédiant aucune affaire sans avoir, au préalable,« reçu un présent. » Les services signalés qu’ilavait rendus à la patrie, tant dans les conseils quesur les champs de bataille, furent mis en oublipar ce peuple ardent à venger son orgueil blesséII. 28’