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Second volume.
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iiii' si long-temps en dépit des jalousies et des mé-iiances populaires. On voit, au 17 e siècle, le schull-heiss et le petit-conseil réprimander officiellementles baillis du pays de Vaud , au sujet des suscrip-lions trop pompeuses de leurs dépêches « qui ten-« doient à faire croire à tort, est-il dit, que les« membres du gouvernement usurpoient un de-« gré d’autorité que ne comportoient point leurs« charges. » Il était donc enjoint aux baillis dese borner, à l’avenir, pour leurs adresses, à l'an-cienne formule que voici : « Aux augustes nobles,« pieux, excellens, prévoyans, honorables et« sages seigneurs du conseil de la ville de Berne ,« nos gracieux et aînés seigneurs et supérieurs. »Dans un de ces documens, on voit les sujets dupays de Vaud remercier le conseil de sa louableordonnance « sur le fait des procès et modération« des salaires; pour abréviations decritures;« pour retranchement des dilations (délais) qui« se prenoient pour répliquer, dupliquer, tripli-« quer, quadrupliquer, quintupliquer, etc.,« jusqu’à infinité. » Il est de fait que ce gouver-nement s'est distingué, de tous temps, par l’ordreadmirable qui régnait dans les diverses parties del’administration, par l’esprit d’économie qui ré-glait toutes les dépenses, et la parfaite intégrité