avec laquelle la fortune publique était administrée.Indépendamment de ces vertus, que Appelleraidomestiques, Berne fit preuve, plus d’une fois,d’une habileté consommée dans ses relations ex-térieures, qui se compliquaient des chances di-verses de cette lutte établie, au moyen-âge , entrel’Empire et les grands vassaux. Il ne faut pascroire que, sitôt après leur affranchissement, lessept cantons primitifs aient formé une ligue per-manente, ni un Etat fédératif compacte. Pendanttout le 14 ' siècle et une partie du i5% on vit lesalliances se dissoudre, se renouer, changer d’uncanton à un autre. Berne, ainsi que Zurich , fitsouvent bande à part, conclut des traités pourson propre compte, et ce ne fut qu’en i4^5 que lapremière de ces villes s’allia, pour toujours et àjamais, avec les cantons confédérés. On sait queles Bernois s’excusèrent de ne pas pouvoir envoyerd’auxiliaires à Sempach ; cette palme a manqué àleur gloire, et les cantons qui vainquirent sanseux, dans cette mémorable journée, leur surent,non sans motifs, mauvais gré de ce calcul de poli-tique expectante.
La cathédrale est un très beau morceau d’archi-tecture gothique, attribué, je crois , à OEnsinger,le même auquel nous devons le Munster de Stras-