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« tableau; alors les devans et leurs détails se ré-« duisent à rien, ou paraissent d’une petitesse dis-« proportionnée. En outre, tandis que les objets,
« placés au niveau de l’œil, apparaissent au tra-ii vers de cette gaze vaporeuse, qui voile ordinai-ii renient les couches inférieures de l’atmosphère« et donne de la distance aux fonds de nos ta—
« bleaux ; les sommets des montagnes, vus dans« une région d’une transparence parfaite, se des-« sinent d’une manière si distincte et si tranchée<( sur le ciel, que l’œil les juge bien plus rappro-« chés qu’ils ne le sont réellement. La couleur« éclatante des neiges qui recouvrent ces cimes« élevées est, de plus, si différente des tons neutres« et radoucis que le peintre voit, d’ordinaire, à» son horizon éloigné, que là encore, la perspec-« tive est en défaut, et d’une manière d’autant« plus choquante que souvent cette neige est« comme sillonnée de lignes noires et tranchéesh ( formées par des roches nues ), qui rappellent« trop fortement à l'œil les plans intermédiaires« d’un tableau. »
L’académie de Berne n’a jamais jeté un bien viféclat; et je ne connais guère, parmi les professeursqu’elle a eus, que le grand Haller, dont 1a répu-tation ait franchi les limites de sa patrie. J’avoue ,