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Second volume.
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à ma honte, que c’est sur parole que je lui donneici de la grandeur, n’ayant rien lu de lui qu’uneDissertation en allemand sur l’Histoire romaine ,contenant de nombreuses allusions relatives à larépublique de Berne , et à sa politique. Ce quim’en est resté, c’est que, par une innovation bi-zarre, Haller donne, aux consuls, le titre de bour-guemaitres, et transforme le sénat romain en grand'conseil. C’est de lui que l’on raconte l’anecdotesuivante : Le patriar che de Fernej, faisait un jourson éloge, devant quelqu’un qui lui dit que c’étaitd’autant plus beau, de sa part, queHaller ne le ju-geait pas si favorablement. Voltaire répondit aussi-tôt : Après tout, il est possible que nous nous trom-pions l’un et l’autre! Il existe pourtant ici quelquesfondations particulières pour l’avancement dessciences et des lettres, mais elles demeurent sansgrands résultats. L’une d’elles, qui date de l’époquedelà reforme, porte le nom de fondation du Chau-dron à la bouillie ; elle était destinée à l’entretiende trente pauvres étudians, qui recevaient des se-cours en nature, savoir : une écuelle de bouilliepar jour, avec deux lixres de pain, et, par an,deux paires de souliers et un habillement complet.Si le haut-enseignement est arriéré, dans ce pays-ci , il n’en est pas de même de l’enseignement pri-