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Second volume.
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461
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fond, et s’écrie, à haute voix, en tenant le mancheà poignée : « Au nom de Dieu et de leurs excel-lences, je vous impose les sûretés! » Le patois dupays présente quelques particularités curieuses:outre un grand nombre de mots dérivés du latin,tels que domna ( mère) de domina, segna (père)de senior, moussar (réfléchir) de inussare, ouilar(hurler) deullulare, on en trouve plusieurs quiviennent de l’anglais, ou plutôt du vieux gaulois ,comme, par exemple, bacon (lard) bacou, co-raula (chanson à danser) carol. A propos dedanse, on sait qu’elle n’était permise, dans cecanton, que pendant cinq jours de l’année. Je l’aitraversé dans un de ces jours privilégiés, de cesjours de bénichon , et l’on peut dire, sans exagérer,qu’alors tout le pays dansait. Dans chaque village,et jusque dans le moindre hameau, on voyait, enplein air, devant la principale auberge, un plan-cher élevé ad hoc, orné de ramées, et sur lequeldes groupes infatigables dansaient joyeusement;des tables étaient dressées à l’entour, bien garniesde buveurs; danseurs et danseuses, dans leursatours les plus beaux, venaient s’y rafraîchir.C’étaient autant de tableaux de Teniers , à la tri-vialité près. Je pense que les Fribourgeois aurontreconquis, en i83o, avec leurs autres libertés, la