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contre les Bernois, et ne furent que faiblement sou-tenus par les princes pour lesquels ils se battaient.Ils s’en séparèrent au 1 5° siècle, en désespoir decause, d’une façon singulière , et, pour ainsi dire,à l’amiable. Thuring de Halhvyl, maréchal du ducAlbert d’Autriche, vint, un beau jour, annonceraux habitans de Fribourg l’arrivée de leur souve-rain pour le lendemain. On lui prépare une ré-ception splendide; le maréchal emprunte toute lavaisselle d’argent de la ville, rassemble les princi-paux citoyens, et sort avec eux comme pour allerau-devant du duc, A quelque distance, le cortègerencontre un détachement de cavaliers autrichiens.Hallwyl dit alors aux notables Fribourgeois :« Monseigneur le duc n’ira point chez vous.... Parcet acte scellé que je vous remets de sa part, il vousdélie pleinement du serment de fidélité, mais ilgarde en paiement votre argenterie. » Cela dit, ilpique des deux, les laissant plus joyeux que sur-pris. Le duc Albert, surnommé le Prodigue, eûtpu recevoir une qualification plus sévère.
Il existe, dans le canton, un singulier usage; lors-qu’il s’élève, en quelque lieu public, une rixe quimenace d’avoir des suites fâcheuses, il suffit, pourl’apaiser et séparer les combattans, que quelqu’undes spectateurs enfonce son couteau dans le pla-