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irer du guêpier fédéral; mais je ne pouvais vou-lu que l’expression d’un vœu individuel, ou toutau plus de celui d’une classe des habitant. Je doisajouter pourtant que lors de la tentative révolu-tionnaire de Bourquin , les populations du val deRuz, de Vallengin, se montrèrent fort opposées auxprojets innovateurs du parti suisse , et s’armèrentpour soutenir l’ancien ordre de choses. Quant auxintérêts matériels des Neucliâtelois, je suis égale-ment hors d’état de dire jusqu’à quel point ils sontengagés dans la question. Si, par la séparation, leshabitans perdent le principal débouché pour leursvins, ils conservent, pour leurs enfans, un dé-bouché non moins nécessaire. Les rangs de l’ar-mée, les emplois dans les administrations, etc., etc.,leur sont ouverts en Prusse, et la Suisse ne leuroffre aucun avantage équivalant, en compensationdes charges fédérales qu’ils sont appelés à partager.Le traité de séparation stipulerait, sans doute, que laprincipauté de Neuchâtel continuerait à être com-prise dans la neutralité de la Suisse , comme dansson rayon stratégique; elle devrait, en outre, con-courir à la défense commune. Elle se verrait alorsoccupée par les troupes fédérales, et s’il convenaità la- France de faire de ce pays le théâtre de laguerre, nos armées passeraient sur le corps de la