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Second volume.
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465
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question à la diète helvétique , dont la décision, sielle est conforme au vœu des séparatistes , devra,en outre, obtenir la sanction de l’Autriche , et, jepense, être aussi ratifiée par la France . Bien desgens ne voient dans tout cela qu’une pique poli-tique de la part des Neuchâtelois, qui pourraientbien s’en repentir plus tard. Quant à cette der-nière partie de l’assertion, je ne comprends pastrop sur quoi elle se fonde; l’adjonction de ce paysà la Suisse lui est plus onéreuse qu’utile.

Il est difficile, sinon impossible, à un étrangerde reconnaître si c’est l’esprit prussien qui dominedans les populations ou bien l’esprit suisse ; ilmanque de bases certaines pour asseoir son opinionà cet égard. La principauté de Neuchâtel n’a point,en effet, de représentation proprement dite, et,conséquemment, l’opinion publique y est sansorganes officiels. Sur soixante-quinze députés dontse composent les étals du pays, quarante-cinqsont à la nomination du roi; les trente autres sontélus par les citoyens, et l’on pense bien que l’in-fluence royale n’est pas étrangère à ces choix. Cesquasi-représentans n’ont, en outre, que voix con-sultative et ne décident rien. Toutes les personnesque j’ai vues à Neuchâtel demandaient, il est vrai,à grands cris que le roi de Prusse voulût bien les