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propriété, qui appartient au comte Louis de C...,on voit une rivière sortir, tout écumanle, d’unchaos de rochers couverts de mousse, pour s’allerjeter dans le lac à une centaine de toises de là.
On aperçoit, de loin, les superbes allées de Co-lombier , plantées d’arbres séculaires, auxquels serattache une anecdote touchante, que j’emprunteaux Mémoires du spirituel et judicieux chancelierde Mont-Mollin. On sait que ce pays a jadis ap-partenu à la maison de Longuevillle ; un de cesprinces, Henri, qui avait été enfermé à Vincennes par l’ordre de Maiarin, vint, après son élargisse-ment, visiter sa principauté de Neuchâtel . Parmiles actes de bonté qui y signalèrent son passage,le trait suivant mérite surtout d’être cité. « La« communauté de Colombier ayant follement« cautionné le trésorier Mouchet , se trouvait« chargée d’une bien grosse dette envers la sei-« gneurie... Le prince prenait grand plaisir à pas-« ser trois jours de la semaine à son château de
« Colombier, où il voulait que je le suivisse.
« Un jour que nous revenions de la promenade,« nous trouvâmes, à la porte de la prairie, les« principaux du village, qui se jetèrent aux pieds« du prince, le suppliant de les soulager par un« rabais, au regard du cautionnement ci-dessus.