Band 
Second volume.
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469
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<t Le prince les ayant d’abord fait relever, leur« dit : Volontiers, mes enfans, mais ne cautionnez« plus; et se tournant du côté de la prairie, il me<( vient une pensée, ajouta-t-il, en étendant sa« main avec trois doigts écartés; que vous plan-<< liez ici trois grandes allées de beaux et bons« arbres, aboutissant au lieu où je suis, avec pe-« tites allées aux côtés : cela fait, mon procureur-« général que voilà, vous donnera quittance de« toute votre dette, sitôt qu’il pourra l’écrire à« l’ombre desdits arbres. Ces bonnes gens, qui ne« demandaient qu’une diminution de la somm ,« ébahis et comme stupéfaits, ne savaient coin—« ment dire leur pensée ; ce que voyant le prince,« il ajouta incontinent : Allez vite, mes enfans,« préparer vos outils pour les allées; j’y veux tra-« vailler avec vous. »

La ville de Neuchâtel , propre, bien bâtie, m’asemblé peu vivante; je l’ai vue en automne, il estvrai. Elle est habitée, l’hiver, par une société demœurs élégantes et polies, et qui compte plu-sieurs hommes distingués. On y fait de la musique,on y joue la comédie. Les arts y sont cultivés avecsuccès, notamment la peinture, et j’ai vu quelquesbons tableaux chez des particuliers. Un vaste édi-fice a été nouvellement construit pour y établir lesIL 3o