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Second volume.
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qu’arrose le cours paisible de l’Aar . J’y arrivai mijour de marché, et, tandis que notre voiture tra-*versait lentement la foule qui obstruait la granderue, j’avais tout le temps de faire mes remarques.Elles n’étaient rien moirfs que favorables â la plusbelle moitié du genre humain, que je désigne sousce titre par une galanterie assurément bien gra-tuite. Toutes ces femmes avaient des figures plusou moins hommasses, que ne rehaussaient poifttleur costume et leur coiffure peu gracieuse. Leshommes sont mieux; c’est-à-dire grands, décou-plés et forts. C’est, à tout prendre, une belle race,d’origine évidemment tudesque, et qui forme uncontraste frappant avec la population bourgui-gnonne de Neuchâtel .

Je me suis peu arrêté ici; cependant je suis alléà l’arsenal, qui renferme de ces vieilleries histo-riques pour lesquelles j’ai un penchant décidé.Quand vous entrez dans la première pièce, il netient qu’à vous de vous croire transporté aux tempshéroïques de la Suisse , et de vous persuader quevous assistez au conseil qui se tint la veille de labataille de Morat . Douze guerriers, revêtus deleurs armures, sont là, assis autour d’une table,et semblent délibérer sur quelque résolution im-portante. Vous approchez...., ce ne soïit que les