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Second volume.
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cuirasses, ks casques, les brassards de ces hommesde tète et d’action, qui décidèrent le sort de cettemémorable journée. De ces hommes, il ne resteplus rien aujourd’hui que leurs armures et leurgloire. A quelques pas plus loin, on vous montreles trophées du combat, les bannières sur lesquellesle duc de Bourgogne , dans sa présomptueuse con-fiance, avait fait peindre des flammes et inscrirecette menaçante parole : « Altendez-moi! » et cetteautre devise orgueilleuse: « Plus que vous! Plusque vous! » à laquelle la défaite de Morat servitde réponse. M. Brunner, le maître de Phôtel de lacouronne, me dit qu’il avait fait, jadis , un voyageà Paris pour solliciter la restitution de l'armured’un de ses ancêtres, qui avait combattu à Morat et s’y était distingué. Cette relique de famille, em-portée par les Français , avait été déposée au muséed’artillerie, qui ne lâcha pas sa proie.

Le comte de Kybourg, l’un des seigneurs lesplus puissans du voisinage, qui avait des préten-tions sur la ville de Soleure , ourdissait, dès long-temps, des intrigues afin de s’en rendre maître. Undes chanoines de la cathédrale, d’accord avec lespartisans du comte, s’était engagea envelopper delinge le battant de la grosse cloche, pour qu’on nepût sonner le tocsin pendant l’assaut nocturne qui