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Pierre-Pertuis, dans une petite ville voisine. Fal-lait-il l’abandonner ou le garder militairement?tel était l’objet en discussion. Un vieux conseiller,à moitié sourd, et qui dormait habituellementpendant les séances, dit, d’un ton d’humeur, àla fin du débat : « Je suis excédé, quant à moi,
« d’entendre si souvent parler du nommé Pierre-« Pertuis ; je le tiens pour suspect, et j’opine pour« qu’il soit décrété de prise de corps, et appré-« hendé partout où il se trouvera. »
On voit, dans une autre partie du ci-devantévêché, un second morceau d’antiquité non moinscurieux : c’est une grosse pierre percée d’une ou-verture circulaire, et que les uns regardent commeun monument élevé, par Arcoviste, en mémoirede la victoire remportée par lui sur les Éduens,tandis que d’autres soutiennent, au contraire,que ce fut César qui, après avoir battu Arcoviste,érigea là une pierre pour perpétuer le souvenirde son triomphe. Une troisième assertion enfintendrait à faire croire que ce rocher troué n’estautre chose qu’un autel druidique. Quoi jqu’il ensoit, le peuple qui s’embarrasse peu des versionscontradictoires des antiquaires, attache, par tra-dition, à la pierre dont il s’agit, une singulièrevertu; elle est renommée, à plusieurs lieues à laII. 3i