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événemens. Il n’a pas encore paru, en Suisse , unouvrage de ce genre. Je ne puis l’attendre pluslong-temps ; la saison des voyages approche, le li-braire me presse, et j’ai de bonnes raisons pourne pas vouloir faire perdre à mon livre le méritede l’à-propos.
La catastrophe dejuillet fut accueillie, en Suisse ,fort diversement, suivant l’esprit et la positiondes différens cantons. Ceux dont les institutionsétaient plus ou moins aristocratiques, et dont lesfamilles influentes trouvaient, dans le service deFrance , une ressource assurée, sentirent vivementle coup que leur portait notre révolution, et sousle rapport politique, et sous celui des intérêts,privés. Berne, Fribourg, Soleure,Lucerne, le Va-lais furent atterrés, tandis que quelques-uns descantons démocratiques, tels que Bâle, Vaud , lesGrisons et Saint-Gall envisagèrent, avec une sortede satisfaction, un événement dont ils ne calcu-lèrent pas d’abord les désastreuses conséquences.Us ne virent, dans la chute de la branche aînée,que le triomphe des principes et des préjugés li-béraux. Quant aux petits cantons, à ces vieillesaristocraties de paysans, déguisées sous des formesdémocratiques, ils tremblèrent pour le maintiende l’ancien régime suisse , auquel ils tenaient opi-