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premier magistrat d’une petite ville municipale,et le lui faisait sentir. Cet état de choses dura jus-qu’en 98 , époque à laquelle les mécontentemensdes populations, appuyés par les principes fran-çais et les baïonnettes du directoire, éclatèrentdans plusieurs cantons. Les concessions arrachéesalors par la force des choses, et sanctionnées , plustard, par l’acte de médiation, furent retirées enpartie en i 8 * 4 > l a masse des griefs s’en accrut, etil n’est pas surprenant que les événemens de i83oen aient hâté l’explosion. En quelques semaines,une partie de la Suisse fut couverte de clubs ; lesmeneurs s’agitèrent ; la guerre des pamphletscommença; le langage des journaux devint deplus en plus menaçant; ils furent lus et commen-tés dans les moindres hameaux. Bientôt des ras-semblemens, redoutables par leur nombre et parl’elfervescence qui y règne, se forment sur diffe—rens points. Le moment de la réaction des cam-pagnes contre les villes, des ci-devant sujetscontre leurs ci-devant souverains, est arrivé. Il nesuffit plus au campagnard ( landschafter) devaincre et de désarmer le bourgeois-à-la-lance(spiesburger ), il lui 'faut encore le garotter pourl’avenir, et lui rendre tyrannie pour tyrannie ,humiliation pour humiliation. 2 , 5 oo paysans de