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C’est à cet homme d’état, non moins qu’au bonsens et à l’esprit de modération relative de ses po-pulations, que le canton de Zurich doit de s’êtrearrêté à temps sur celte pente glissante qui, de ladémocratie, mène tout droit à la souverainetéde la populace , exercée virtuellement par leshommes de son choix, et aboutit à l’absurde etexécrable régime du comité de salut public.
Quant au canton de Berne , je possède peu dedétails sur le mouvement qui s’y opéra. On m’aassuré que le cabinet français n’v était pas restéétranger '. Quoi qu’il en soit, la réforme s’accom-plit sans qu’on sortit des voies légales. Ce cantonet celui de Fribourg sont les seuls qui aient établil’élection à deux degrés, et Berne a fixé, pour l’ad-mission au grand-conseil, un cens d'éligibilité quimonte à 7,5oo francs en propriétés ou en capital.Comme je l’ai dit ailleurs, les patriciens bernois,ainsi que leurs partisans, se retirèrent tout-à-faitde la scène politique, et laissèrent le champ libre
i. Le fait est probable; ce qui l’est moins, c’est que cecabinet soutienne aujourd’hui, sous main, I33 déma-gogues de la Suisse . Celte assertion , que je tiens d’un hommedu pays, aux lumières et au caractère duquel je rends d’ail-leurs pleine justice, est, selon moi, trop grave pour êtreadmise sans des preuves positives.