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à leurs adversaires, dans le vain espoir que Jepeuple, étant mis à même de faire une comparai-son, qui ne serait pas à l’avantage de ceux-ci,viendrait supplier ses anciens gouvernans de re-prendre la direction des affaires. Mais il n’en a pasété ainsi; on s’est accoutumé à se passer d’eux, etje ferai voir, plus bas, que ce malheureux cantona de beaucoup dépassé le but, et est tombé, del’excès du principe aristocratique, dans celui duradicalisme le plus effréné.
J’arrive enfin aux graves événemens de l’été dei 833 . Pour en faciliter l’intelligence au lecteur, ilest indispensable de dire un mot des affaires ducanton de Schwytz , qu’on peut regarder commeayant été l’occasion de cette crise, qui semblaitmenacer la Suisse d’une complète dissolution, eta, dans le fait, assuré son repos intérieur ainsique son indépendance.
Depuis 1798, les districts-extérieurs de Schwytz avaient obtenu, du chef-lieu, l’égalité des droitspolitiques, qui leur fut conservée par l’acte demédiation, et dont ils jouirent jusqu’en 1821,époque à laquelle le gouvernement de Schwytz laleur retira brusquement, pour les replacer sous latutelle dont ils avaient été si long-temps affranchis.En i 83 o, les populations des districts redeman-